Des origines au XIIe siècle
Grâce à son site et à une situation privilégiée, au carrefour de grandes voies de communication, Luzarches entretient depuis toujours des rapports étroits avec l’histoire.
Le premier texte authentique mentionnant Lusarca est un acte de
jugement rendu par Thierry III le 30 juin 679. Ce toponyme est
encore cité dans un acte de Clovis III du 1er novembre
692 et dans un diplôme de Charlemagne du 24 février 775. Mais son
origine se perd dans les méandres de l’histoire.
De la période paléolithique, ne restent que quelques rares outils
en silex.
Le Néolithique, en revanche, est une période qui a laissé plus de
traces : sépultures et outils découverts au cimetière du
Grand-Compans, près de Gascourt.
A partir du Ve siècle avant J.C., une tribu celte, les
Parisii, s’installe jusqu’à l’occupation romaine.
Le vicus gallo-romain succède à l’oppidum
gaulois. Une des villae, à Hérivaux, a fait l’objet
de fouilles.
Après les invasions barbares, Luzarches devient l’une des
possessions royales où le roi rend la justice en son palais (Actes
de Thierry III et Clovis III et diplôme de Charlemagne).
L’époque capétienne voit la naissance du système féodal :
Luzarches fait partie du Comté de Clermont (Oise) et Renaud devient
le premier seigneur de la ville. La seigneurie se compose alors du
Château d’En-Haut, d’une église et de quelques maisons.
Son fils, Hugues, part en croisade et confie la seigneurie à son
gendre Mathieu Ier, comte de Beaumont, qui refuse de la
lui restituer à son retour. Hugues fait appel à Louis VI le Gros
qui assiège le château et le restitue à Hugues (1102).
Vers 1140 , le moine Ascelin s’installe à Hérivaux et y
fonde une Abbaye.
A cette époque, les religieuses de Montmartre qui possèdent le
fief de Chaumontel-lès-Nonains et la chapelle les cèdent à
Constance de Toulouse, bienfaitrice de l’Abbaye de Montmartre
qui souhaite se retirer après une longue série de
malheurs.
La Collégiale Saint-Cosme est édifiée dans la seconde moitié du
XIIe siècle pour recevoir les reliques de Saint-Cosme et
Saint-Damien, rapportées par la famille de Beaumont, provisoirement
déposées en l’église paroissiale Saint-Cosme et
Saint-Damien.
Textes élaborés par Renée Baure-Rat et
Jean-Michel Rat
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