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La maison du Val-d'Ysieux 3/3
La Maison du
Val-d’Ysieux
[cliché jmrb_2007]
En 1920, le conseil d’administration se compose de MM.
Budin, maire, Arnaud, délégué du conseil municipal, Obin, Lefebvre
Joseph, Taillefer, Gallois, Naudin, Lefèvre, les trois derniers
étant excusés lors de la première séance. Le 18 septembre, M. Budin
devient délégué du conseil municipal en remplacement de M. Arnaud,
élu maire.
La commission dresse une liste des dommages subis pendant la guerre
(détérioration d’immeubles bâtis ou non bâtis, y compris les
bois, d’outillage, d’accessoires, etc.). Cette liste
est déposée à la mairie, puis envoyée au greffe de la commission
cantonale, la commune étant représentée par Émile Arnaud, maire. Le
lavoir semble être le bâtiment le plus détérioré : vitres cassées
et toiture à refaire. La commission demande une compensation
de 500 F, qui est acceptée.
Le 7 décembre, la commission décide de céder gratuitement à la
commune « un terrain faisant partie du legs Comynet, pour
qu’il soit affecté à l’inhumation des soldats morts
pour la France dont les familles ne disposent pas de ressources
suffisantes pour acquérir des concessions perpétuelles ».
Le 12 avril 1921, la commission comprend MM. Arnaud, maire,
Lefèvre, adjoint, Lefebvre Joseph, Obin, Gallois, Naudin,
Budin et Taillefer. Deux ans plus tard, M. Budin devient maire et
le Dr Cels est nommé médecin de l’établissement.
Après les années terribles, la vie de l’établissement reprend
son cours. Les conseils d’administration successifs gèrent
les problèmes internes et les secours à domicile. Les
registres de délibérations des commissions administratives ne font
pas état de transformations majeures. Au début des années 1930,
l’architecte Naudin est contacté pour étudier la possibilité
d’installer le chauffage central. Les entrepreneurs locaux,
Bruneau, Warmé et Corrouge, sont pressentis. Le projet retenu
est celui de la maison Bruneau.
En 1937, la commission décide d’étudier le financement de la
construction d’un pavillon d’hydrothérapie.
La Seconde Guerre mondiale va de nouveau poser aux administrateurs
les problèmes qu’ont connus leurs prédécesseurs. M. Henri
Carré, maire, délègue son adjoint, M. Warmé, à la commission
administrative. Les autres membres sont MM. Mouzon, vice-président,
Prudhomme, Gautherin, Lefebvre, Petit et Naudin. La commission
décide de « faire établir des abris dans les caves et sous-sols
présentant une étanchéité suffisante contre l’entrée massive
des gaz ».
En décembre 1939, M. Mouzon proteste auprès du président qui
n’a pas convoqué le conseil d’administration depuis le
27 juillet. Un échange de correspondance s’ensuit entre lui
et M. Carré, retenu à son domicile pour raisons de santé. La
querelle s’envenime. M. Mouzon fait appel à la
sous-préfecture. Une réponse est adressée à M. Warmé, demandant de
trouver un terrain d’entente ; mais le maire, président de
droit, maintient l’interdiction de convoquer la commission,
sauf dérogation accordée par le sous-préfet.
M. Mouzon adresse une nouvelle lettre à la sous-préfecture
demandant l’autorisation de convoquer la commission en
mettant à l’ordre du jour les problèmes d’urgence
(service du pavillon d’hydrothérapie, achat d’un
brancard, comptes du 3e trimestre, comptes des
entrepreneurs). Le sous-préfet décide de nommer M.
Guerbigny, conseiller d’arrondissement, maire de
Villiers-le-Bel, pour procéder à une enquête.
Cependant, la querelle continue : M. Mouzon et M. Petit écrivent de
nouveau au sous-préfet pour signaler l’admission à titre
gratuit d’une jeune fille grâce à l’intervention du
maire. Le 29 novembre, M. Guerbigny procède à l’audition des
membres de la commission. La discorde s’installe :
contestations des travaux entrepris, des admissions, des legs
récents, des comptes, etc.
La querelle reprend dès le mois de janvier 1940. Le 24 janvier, M.
Warmé, Premier adjoint, délégué en tant que président par M. Carré,
maire, convoque la commission. Sont présents : MM. Warmé, Mouzon,
Petit, Gautherin, Prudhomme et Lefebvre. Absent : M. Naudin. M.
Petit est nommé secrétaire.
MM. Prudhomme et Lefebvre refusent de signer le procès-verbal de la
précédente séance. M. Mouzon est désigné ordonnateur des dépenses.
La donation faite par Marc Gabriel Guette, domicilié à Seugy, alors
à l’hôpital, est définitivement acceptée.
Le 16 février, la commission accepte la donation de Mme Hilbert,
veuve de Jean Mohrt, et la donation Blocquet. M. Gautherin
est nommé administrateur des services en remplacement de M. Petit,
mobilisé.
Le 7 octobre, Mme la Comtesse Baconnières de Salverte, dont les
immeubles sont occupés par les troupes allemandes, demande à
prendre pension à l’hôpital. La commission refuse, «
considérant que l’hôpital ne peut être regardé comme une
pension de famille ».
En février 1941, la commission est convoquée par M. Tafin,
président de la délégation spéciale et président de la commission.
Sont présents : MM. Duffet, Prudhomme, Plaëtvoet, Gautherin,
Lefebvre et Alagille.
Le président attire l’attention de la commission sur
l’entretien de la tombe de Mme Comynet (voir Lusareca
n° 28), « qui a doté, entre autres, l’hôpital d’une
rente de 400 francs par an pour l’entretien de sa tombe. Le
jardinier de l’hôpital en sera chargé à l’avenir ». La
commission décide également de régler les 300 F d’une
fondation destinée aux services religieux en souvenir de cette
bienfaitrice.
Les mésententes perdurent tout au long de l’année 1941 et les
remplacements de certains membres, après démissions ou limogeages
et injonctions de la préfecture, se succèdent. En mai et juin,
l’hôpital accueille les réfugiés qui traversent la
commune.
Au début de l’année 1942, la commission se compose de MM.
Tafin, représentant M. Warmé, délégué de la commission spéciale,
Allaire, Mouzon, Bruneau, Carré, Lefebvre et Gautherin. En avril,
Mme Cucq de Chevreuse offre de participer à la reconstruction de
nouvelles salles destinées à recevoir les pensionnaires du canton
de Luzarches, sous réserve que les religieuses de la congrégation
des Sœurs de la Charité de Nevers demeurent chargées des
soins des malades et de la conduite de l‘hôpital.
En 1943, M. Callaud remplace M Warmé, absent pour raisons de
santé.
En 1944, le secrétariat d’État à la famille renouvelle la
commission administrative. Les délégués du conseil municipal sont
MM. Mouzon et Carré ; le représentant de l’ordre des médecins
est le Dr Fournet, le représentant des caisses d’assurances
sociales, M. Chevally, et les membres désignés par le préfet
sont MM. Gautherin et Allaire.
En mai, il est décidé de regrouper les archives dans l’un des
pavillons se trouvant à l’entrée de l’établissement.
Malheureusement, un grand nombre de documents sera dispersé ou
détruit ultérieurement. En juillet, l’hôpital accueille la
clinique chirurgicale de Beaumont. Dix-huit lits devaient être
occupés. Le chirurgien demande l’installation du
téléphone.
Le 21 octobre, M. Queyriaux, président du comité de
libération, convoque la commission. M. Carré démissionne.
Sont présents : MM. Queyriaux, Allaire, Mouzon, Fournet et
Gautherin ; M Chevalley est absent.
La commission établit un nouveau contrat avec les Sœurs de
Nevers. Trois sœurs, groupées en une communauté religieuse
avec une sœur supérieure à sa tête, sont affectées à
l’hôpital. Les sœurs doivent être titulaires du diplôme
de capacité professionnelle d’infirmières hospitalières
d’État ou d’une équivalence. Leur statut est défini au
sein de l’établissement.
M. Mouzon donne lecture d’une note par laquelle il propose sa
démission. Le comité de libération rejetant cette demande, il est
réintégré le 2 décembre 1944, mais il démissionnera en octobre 1945
et sera remplacé par Jean Gautherin.
En 1946, le conseil d’administration composé de MM.
Queyriaux, président, Esmein, vice-président, Lequeux, Darène,
Limosin et Gallois, sollicite la croix de la Légion d’honneur
et la médaille d’honneur départementale pour Sœur
Marine Claudine Barnay, en religion Sœur Henri, sœur
supérieure depuis 60 ans. Elle sera faite chevalier de la
Légion d’honneur le 8 septembre 1947 et décédera
l’année suivante.
La même année, dans le cadre de la réorganisation des
établissements hospitaliers, le conseil général étudie la
possibilité de supprimer les petits hôpitaux. La commission
administrative demande le maintien de douze lits d’hôpital.
Le lavoir, qui menace ruine, est vendu à M Guérin.
En 1948, M. Loridan, secrétaire depuis 1940, donne sa démission et
est remplacé par M. Legenre, qui fera fonction de directeur économe
jusqu’en 1954, date à laquelle cette responsabilité est
confiée à Mme Margotin. La commission décide de faire installer
l’eau au 2e étage.
Le 16 avril 1949, « le préfet de Seine-et-Oise met à l’étude
la transformation de l’hôpital-hospice en hospice, sur
proposition du conseil général. La commission souhaite garder 30
lits en hospice et 4 lits en médecine ». La buanderie désaffectée
est démolie. Les deux pavillons de la porte d’entrée sont
restaurés.
Les années 1950 sont essentiellement consacrées à la gestion des
affaires courantes et à l’équipement en petit matériel :
machine à écrire, aspirateur, « voiturettes » (fauteuils roulants),
sur la demande du Dr Pierre Fournet, réfrigérateur, fosse septique,
chaudière. La liste des fournisseurs locaux est approuvée :
MM. Gautherin (vin) ; Morillon (cidre) ; Brault, Lavallée et
Berger (viande) ; Vadeblé et Vigneux (épicerie) ; Clément (pain et
farine) ; Lamiral (combustibles).
En 1955, le préfet refuse la proposition de la commission
administrative, qui souhaite vendre un terrain pour acheter un
poste de télévision. La même année, les établissements Kauffmann
procèdent aux travaux d’électrification de la chapelle. En
raison du nouveau tracé de la route 322 et de la déviation de la
N16, la commission accepte la vente des terrains concernés. Une
salle de séjour est aménagée pour les malades et les
vieillards.
En 1959, la commission demande que l’hôpital soit classé
hôpital rural.
Les années 1960 commencent par une épidémie de grippe qui atteint
le personnel, en particulier Sœur Alphonse, et nécessite
l’embauche de personnel à titre temporaire. En novembre 1960,
la commission évoque la possibilité de faire refaire la toiture. En
1961, le chauffage au mazout est installé.
En 1962, la congrégation des Sœurs de la Charité et de
l’Instruction chrétienne de Nevers fait savoir
qu’il sera impossible de maintenir le concours des
religieuses à l’hôpital, la supérieure, décédée, ne pouvant
être remplacée. La commission souhaite faire le maximum pour éviter
ce départ.
« Mme Margotin décide de démissionner et de reprendre sa liberté à
partir de septembre 1962, remplacée par M. Duriez en tant que
directeur économe stagiaire. » La buanderie est aménagée et la
commission fait acheter une machine à laver (25 kg) et une
essoreuse (10 kg).
Le bâtiment abrite alors une partie hospice comptant 34 lits
et 4 lits en médecine. Le personnel comprend un directeur économe,
2 infirmières, 2 aides soignantes, 3 agents de service et 3
préposés.
En 1968, le conseil municipal, en accord avec les affaires
sociales, décide d’envisager la construction d’une
maison de retraite de 80 lits sur le terrain situé au lieu-dit
Saint-Ladre et examine le projet présenté par la société
immobilière de la Caisse des dépôts.
Le bâtiment, en forme de quadrilatère, comprend : un sous-sol
abritant les secteurs alimentaires, la blanchisserie et des locaux
annexes ; un rez-de-chaussée et un étage abritant les
secteurs d’accueil, le secteur médical et l’hébergement
ainsi que la loge du concierge ; un pavillon pour le directeur et
le surveillant ; un autre pavillon pour loger le personnel. Une
station d’épuration devait pallier l’absence de
tout-à-l’égout. En attendant, le directeur de
l’établissement est logé dans le bâtiment voisin de
l’ancienne école désaffectée, située rue Bonnet, loué à la
mairie.
Ce premier projet est abandonné, l’établissement étant situé
assez loin du centre de la ville, et, en 1975, le Dr Fournet,
maire, fait examiner un nouveau projet : aménagement des bâtiments
existants et construction d’un nouveau bâtiment, rue Bonnet.
Il faut attendre fin 1977 pour voir se concrétiser ce projet «
d’un hospice-maison de santé et de cure médicale pour
personnes âgées, rue Bonnet », sous l’impulsion
conjointe de Bernard Messéant, le nouveau maire, et du Dr Dermer,
conseiller général.
Ce projet prévoit effectivement le réaménagement du bâtiment
existant et la construction d’un nouveau bâtiment comprenant,
au rez-de-chaussée, une salle à manger, un office, 7 chambres à 2
lits, 2 chambres à 3 lits, 10 chambres à un lit, une salle de
bains, une infirmerie, une salle d’examen, un bloc cuisine
avec réserves et la salle à manger du personnel ; au 1er étage :
les mêmes structures moins les cuisines, plus un cabinet de
kinésithérapie, un bureau médical, cinq bureaux, une salle de
réunion, un local d’archives, une salle de développement des
radios.
Ce nouvel établissement est inauguré en 1980, en présence du
préfet, de MM. Lucien Dermer, conseiller général, de Bernard
Messéant, maire et président du conseil d’administration.
Nous ne résistons pas au plaisir de citer un passage du discours
prononcé par le Dr Dermer à cette occasion :
« Qui sait si un historiographe distingué, à l’exemple de
l’abbé Lebeuf, n’écrira pas un jour que, le 30 octobre
1980, le Préfet Bussière, entouré des directeurs de ses principaux
services, est venu en Pays de France visiter et tenir séance de
travail en sa bonne ville de Luzarches ? [] Vous voyez, M.
le Préfet, que si la " Maison de cure médicale pour personnes âgées
", que vous venez d’inaugurer, est l’héritière
d’une tradition plusieurs fois séculaire, l’accueil des
pensionnaires n’y est pas pour autant moyenâgeux. Tout a été
étudié dans ce nouvel établissement pour que
l’hospitalisation y soit le plus agréable et le plus
confortable possible. »
Très rapidement, il se révèle nécessaire de prévoir un nouvel
agrandissement et un remaniement des structures existantes. M.
Messéant, maire et conseiller général, président du conseil
d’administration, soutient les directrices successives de
l’établissement, Mme Constantin puis Mme Étiennot, et
appuie les dossiers auprès des différents organismes de
financement. Les compléments sont apportés par la vente de terrains
appartenant à l’hôpital.
Au début du nouveau siècle, le conseil d’administration,
sous la présidence de M. Patrick Decolin, maire et conseiller
général, et de Mme Viviane Étiennot, directrice, donne une nouvelle
impulsion à cette réalisation remarquable, fruit de la générosité
et de l’engagement de tous ceux qui, depuis des siècles, ont
su perpétuer l’héritage d’une longue tradition
hospitalière dans notre
cité.
Inauguration le 24 mars 2007
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Pour présenter la Maison du Val-d’Ysieux et ses différents
services, nous laissons la parole à Mme Viviane Étiennot,
directrice, et à M. Gérard Thronel, qui, par l’intermédiaire
du Lions International, a participé à l’équipement de la
Maison des Fleurs et prononcé le discours d’inauguration de
ce service le 24 septembre 2006.
Mme Étiennot
Avant de vous accueillir, aujourd’hui, je dois vous dire
que la route a été longue. Mais, si l’avenir constitue pour
les hommes un mystère, il devient un bonheur accessible dès lors
que le cap fixé est atteint. Et c’est donc avec le plus grand
plaisir que je vous reçois à l’occasion de
l’inauguration de la Maison du Val-d’Ysieux.
[]
C’est en 2000, dans le contexte de la réforme de la
tarification des établissements accueillant des personnes âgées
dépendantes, qu’un projet de restructuration est engagé ; les
premiers travaux commencent en septembre 2004 pour se terminer en
décembre 2006. [] Aujourd’hui, l’accompagnement
que l’on propose aux résidents résulte du projet
d’établissement, formalisé en 2004, où la philosophie de
l’établissement est résumée ainsi : « La maison de
retraite doit être un réel lieu de vie où l’on doit continuer
à vivre au plus près de ses choix antérieurs et où l’on doit
oublier l’hospitalisme, c’est-à-dire que la chambre
doit pouvoir être considérée comme son " chez soi ", l’étage
" le quartier " et l’ensemble de l’établissement " la
ville ". »
Ainsi, tout en respectant les contraintes architecturales et de
fonctionnalité, nous avons tenté de recréer cette ambiance de
ville. En franchissant les portes de l’établissement, vous
êtes donc arrivés sur la place du Parc, où se situe le point
information et où sont regroupés et proposés différents services
tels que la terrasse intérieure d’un café intitulé le
Café-crème, un salon de coiffure qui porte le nom de Cheveux
d’ange et une boutique dans laquelle les résidents peuvent
acheter divers objets de première nécessité, occupée actuellement
par un florilège d’archives que vous pourrez consulter et qui
a été réalisé par M. et Mme Baure-Rat, que je remercie.
Sur la place du parc se trouve également le restaurant climatisé
appelé l’Escale Gourmande, qui accueille sur 275 m2
l’ensemble des résidents, lors des trois repas de la journée.
Celui-ci jouxte la cuisine, totalement rénovée. Le personnel de
cuisine y prépare sur place des repas qui respectent les régimes et
l’équilibre alimentaires de chaque résident.
À partir de ce centre-ville, les résidents empruntent différentes
rues pour se retrouver « chez eux ». Ainsi, au
rez-de-chaussée, la rue des Tilleuls et l’allée du Potager
évoquent l’environnement de la maison de retraite. On flâne
le long de la rue des Écoles, car la maternelle est très proche. À
l’étage, ce sont la rue du Champ-de-foire (en référence à la
place qui borde la maison de retraite), l’impasse du Moulin
ou la rue des Vignes qui desservent certaines chambres.
Dans une autre partie de l’établissement, le centre culturel
propose aux résidents des films sur grand écran,
l’apprentissage de la vidéo, la lecture dans des fauteuils
confortables ou même l’initiation à l’informatique. La
maison du Val-d’Ysieux compte également sa salle de sport
avec son trampoline, son vélo, ses espaliers et ses instruments de
musculation.
La place des Arts dispose d’un espace bricolage, la place des
Poètes est le coin où l’on réfléchit, devise sur des sujets
d’actualité et la place du Champ-de-Foire, où nous nous
trouvons, offre aux résidents la possibilité de confectionner des
repas très savoureux. Je précise, également, que vous pouvez y
admirer une remarquable exposition de photos de résidents réalisées
par David Milh, que je remercie.
La Maison du Val-d’Ysieux dispose de 68 chambres
individuelles et de 4 chambres doubles. Elles bénéficient toutes du
même équipement :
- un cabinet de toilette/WC, une douche ;
- une prise téléphonique avec un appel direct et une
prise pour la télévision ;
- une sonnette d’appel garantissant un contact permanent avec
l’équipe soignante ;
- un lit médicalisé adapté à l’évolution des besoins du
résident, un fauteuil et une table.
Les résidents ont la possibilité d’apporter des petits
meubles personnels ou des objets de décoration afin de
personnaliser leur chambre, ce qui constitue des repères importants
pour eux. Afin de permettre aux familles d’accompagner leurs
proches, l’établissement met à leur disposition une chambre
d’hôte.
Tout à l’heure, j’ai évoqué une partie de
l’animation lorsque je vous ai décrit les différents salons,
mais je dois ajouter que, dans une salle du château, nous avons
créé un atelier « snoezelen ». Ce concept utilise la stimulation
des cinq sens :
- pour la stimulation visuelle : miroirs, spots lumineux ;
- pour la stimulation auditive : musique de relaxation ou
percussion ;
- pour la stimulation tactile : coussins, canapés,
différentes étoffes ;
- pour la stimulation olfactive : parfum, épices, lavande
;
- et des en-cas aux saveurs diverses pour la stimulation
gustative.
L’atelier « snoezelen » a une incidence sur l’humeur et
le comportement du résident ; il permet également de diminuer les
doses de psychotropes administrés aux résidents perturbés et le
stress des soignants.
La Maison du Val-d’Ysieux est, par ailleurs, ouverte sur
l’extérieur grâce à des rencontres intergénérationnelles, des
échanges avec d’autres établissements et des voyages. De
plus, elle offre une aide aux aidants, en proposant un
accueil de jour et, prochainement, je pense, des places
d’hébergement temporaire. Mais elle est, aussi, insérée dans
le tissu social communal, puisqu’elle met à disposition un
local pour des infirmières libérales qui prennent en charge les
habitants de Luzarches et pour une assistante sociale affectée par
le Conseil général du Val-d’Oise au secteur de
Luzarches.
Le service accueil de jour, appelé « Maison des Fleurs », est un
nouveau service de la maison de retraite ouvert depuis le 1er Juin
2006, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h 30. Il s’adresse aux
personnes âgées de plus de 60 ans en perte d’autonomie,
atteintes par la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées.
Il a, principalement, pour objectifs de soutenir les familles
ou les proches, en prenant leur relais un ou plusieurs jours par
semaine, et de maintenir le plus longtemps possible
l’autonomie des personnes malades par une stimulation
cognitive, de la gymnastique douce, des séances de bricolage, de
jardinage ou de préparations culinaires, mais aussi par un partage
et un échange pour éviter le repli.
La Maison des Fleurs est donc implantée au rez-de-chaussée du «
Château » et peut accueillir, par jour, 9 personnes en
capacité maximale.
Dans un cadre moderne et lumineux, les locaux, dont le mobilier a
été offert par le Lions Club, que je remercie, sont composés
d’une salle d’activités climatisée de 60 m2 et
d’une salle de repos de 38 m2. Dans la salle
d’activités se trouvent une cuisine intégrée et un espace
repas de 12 couverts ainsi qu’un espace loisirs avec
fauteuils, chaîne hi-fi, télé, lecteur DVD, jeux
La
Maison des Fleurs :
Atelier « snoezelen »
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Pour parvenir à ce résultat, je tiens à souligner que la
rénovation a duré 29 mois et que le projet a coûté près de 8,5
millions d’euros. Même s’il reste encore différents
travaux de finition qui seront terminés dans les semaines à venir,
l’essentiel est aujourd’hui réglé.
Ces deux années et demie ont été marquées par trois phases
successives de travaux avec trois déménagements des résidents. Lors
des mouvements, chaque résident a été pris en charge
individuellement par l’équipe médicale, soignante et
hôtelière, que je tiens à remercier ici. L’équipe a engagé un
dialogue avec chaque résident, afin de répondre à toutes les
interrogations suscitées par ce changement. Les familles ont aussi
été conviées à apporter leur aide afin que chaque résident puisse
vraiment s’approprier son nouveau domicile par un lien
familial fort. []
Je souhaite, enfin, vous faire partager cette citation de Léon
Bourgeois, prix Nobel de la Paix en 1920 « l’homme vit
dans un état de solidarité naturelle et nécessaire avec tous les
hommes. C’est la condition de la vie. »
M. Thronel
Au début du siècle, le Dr Jean-François Lozé m’a demandé
si le Lions International ne pouvait pas l’aider à créer un
centre d’accueil de jour pour les personnes atteintes de la
maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées.
Dans son esprit, ce projet s’inscrivait dans un vaste
chantier comprenant, d’une part, l’agrandissement de la
Maison du Val-d’Ysieux, d’autre part, la rénovation du
château dans lequel nous sommes aujourd’hui [].
Je suis heureux que nous puissions être réunis aujourd’hui
pour cette inauguration sous le regard bienveillant de saint Côme
et saint Damien que ma bonne ville de Luzarches fête en ce
week-end.
Mon cher conseiller général, je souhaiterais que vous acceptiez
d’être mon interprète auprès de vos collègues pour les
remercier d’avoir accepté de prendre en charge les frais de
rénovation et de remise aux normes du château au sein duquel se
trouve notre centre d’accueil de jour.
Chers amis Lions, [] sachez tous que, par mon propos, le
club de Roissy vous exprime sa plus profonde gratitude pour
l’apport financier que vous lui avez apporté et qui a permis,
ainsi que vous pouvez le constater, d’équiper et de meubler
une réalisation dont nous pouvons être fiers. Pour nous tous,
membres du Lions International, le rôle que nous avons joué ici, à
Luzarches, se termine. [] Le Lions Club s’est investi
dans ce projet à hauteur de 27 000 euros. []
Il y a 25 millions de malades Alzheimer dans le monde, dont 850 000
en France.
Ce sont autant de familles qui vivent des instants difficiles et
que nous devons aider sans pour autant les gêner sur le plan
psychologique. []
Je vous remercie de votre attention.
Sources
Archives hospitalières de Luzarches.
Archives paroissiales de l’église St-Côme-St-Damien.
Archives municipales de Luzarches.
Pour l’amour du biotope de l’ancien Pays de France,
Lucien Dermer, mars 1981.
Discours aimablement communiqués par Mme Étiennot et M.
Thronel.
Nous n’aurions pas pu retracer l’existence des
établissements hospitaliers de Luzarches du XIIe siècle à nos jours
sans le concours de nos concitoyens. Nous tenons à exprimer nos
remerciements à tous, et en particulier à Mme Viviane Étiennot, à
Mlle Claudine Guttin et aux services de la mairie, ainsi
qu’au père Pissot, qui nous ont accueillis avec une grande
gentillesse et une inlassable patience.
Renée Baure-Rat et Jean-Michel Rat
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