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Luzarches, ville d'étape militaire (1/4)En parcourant la rubrique Luzarches d’antan dans les précédents numéros de Lusareca, le lecteur a pu se rendre compte que Luzarches se trouve depuis fort longtemps au carrefour de routes empruntées par les marchands et les voyageurs. La présence d’un relais de poste aux chevaux, d’auberges et d’hostelleries, et celle de nombreuses fermes tenues par des fermiers-laboureurs qui géraient également ces établissements témoignent de l’utilisation de chevaux, donc de l’existence de nombreuses écuries. De ce fait, Luzarches est très vite apparue comme une ville pouvant être retenue comme ville d’étape pour les troupes de passage. Nous devons à Me Thézard, notaire à Luzarches, les informations qui suivent, relatives aux troupes stationnant à Luzarches au cours du xviie siècle, et aux archives municipales de Luzarches, les renseignements concernant le passage et le logement des troupes à Luzarches et dans les villes avoisinantes, de l’an 8 (1799) à 1878. Le cahier de doléances vraisemblablement rédigé par Louis Antoine Troussu, arpenteur géomètre à Luzarches, à l’occasion de l’ouverture des États généraux en 1789, dépeint « le tableau vray et effrayant de l’état malheureux où se trouvaient réduits les habitants de Luzarches ». Il y est écrit que, faute d’établissement d’un siège royal en lieu et place des justices seigneuriales supprimées, Luzarches serait désertée par ses bourgeois, manquerait de l’approvisionnement nécessaire à la ville et aux villages qui lui sont rattachés, verrait la disparition des foires et marchés, enfin, redevenue simple village, Luzarches serait « hors d’état de pouvoir loger les troupes dont elle est le passage le plus fréquenté ». Bien avant l’an 8, Luzarches réceptionnait des garnisons. Les dégâts causés par certains soldats et donnant lieu à de multiples procès-verbaux sont légion. Le règne de Louis XIV s’ouvre vraiment à la suite de la mort de Mazarin en 1661. Le 10 mars 1661, le roi annonce son intention de gouverner seul. La France, en paix depuis le traité des Pyrénées de 1659, va entrer à nouveau en conflit avec l’Espagne – guerre de Dévolution en 1667 et 1668 – et avec la Hollande – guerre de Hollande de 1672 à 1679. La Hollande demande une paix que refuse Louis XIV. Elle forme alors une coalition avec l’Espagne, le Saint Empire, le Brandebourg et le Danemark. La Franche-Comté, possession espagnole, et la Flandre sont assiégées par les troupes royales. Ces guerres se terminent par les traités de Nimègue de 1678 et 1679. Durant ces guerres, les troupes traversent le territoire et certaines d’entre elles passent à Luzarches. Les 17 et 18 novembre 1675, le régiment royal Vaisseaux, composé de 34 compagnies, loge à Luzarches. Le 18 arrive le régiment de la Reine, également composé de 34 compagnies. Les soldats commettent des exactions, volent dans plusieurs maisons, brisant meubles, portes et fenêtres, après avoir bu, fait grandes dépenses et ruiné la plupart des habitants : « Rue Saint-Damien, chez François Moreau, maçon : 20 soldats, un demi-muid de vin en plus du vin fourni par l’étape, mangé et emporté la viande (60 livres) ; chez Pierre Jolly : un demi-muid de vin, outre le vin de l’étape, rompu les meubles et découvert une partie de la maison (50 livres) ; chez Étienne Leclerc, bu et perdu du vin, brûlé deux portes, coupé et brûlé trois arbres fruitiers, découvert le dessus de la cave, cassé les tuiles et les vitres (100 livres) ; chez François Boullet et Guillaume Daix, rompu les manteaux de cheminée ; chez Pierre Daix, brûlé la couchette, emporté un lit de plumes, deux draps de toile et deux plats d’étain ; chez Jean Boullet et Louis Herpin, du linge, des chemises ; chez Claude Bonnefoy, du vin (plus de 100 livres) ; chez Jean Constant, Claude Troussu et Guillaume Delaunay, rompu et brûlé les planchers ; chez Jean Avé et Pierre Malo, découvert les maisons, brûlé les solives et planchers, leurs maisons sont comme masures (à chacun plus de 300 livres) ; chez Jean Landry, effondré un coffre, pris six louis d’or, trois bagues d’or, huit chemises, quatre draps, deux jupes de femme (plus de 200 livres de tort, plus la dépense par les régiments des Vaisseaux – 60 livres – et de la Reine – 40 livres –, ce qui le ruine) ; chez Nicolas Pruche, plus de 60 livres ; chez Jean Bonnefoy, Pierre Duthoit, François Cavillon qui dit que sa femme a été battue – 80 livres chacun ; chez Pierre Bonneval, serrurier, vol d’une partie des outils (plus de 50 livres) ; chez Jacques Bourdon, tanneur, pris un cuir de bœuf ; chez Antoine Hennequin qui a hébergé 30 soldats, vol d’« un cochon nouvellement salé » (80 livres) ; Jean Daix contraint d’acheter pour 40 livres de vin à l’auberge Saint-Nicolas, pris en outre 3 moutons ; chez Denis Antheaume, emporté trois aulnes de dentelles de soie noire, les oreillers de la fille ; chez Jacques Léchopier, Robert Fornet, Pierre Prévost, hôtelier, pris des gerbes d’avoine ; chez Michel Protin, Jacques Hubert, Antoine Jollivet, Pierre Bulland qui a logé 20 soldats en 2 jours et a reçu des soldats plusieurs coups de plat d’épée, pris deux hottes de poires. « À la maison du Vivier du Gril, les soldats ont tout saccagé et fait du feu dans le colombier abritant 40 douzaines de pigeons (plus de 500 livres). « À la ferme Saint-Lazare, plus de 400 livres ; à Chaumontel-les-Nonains, grands dégâts ; au moulin de Bertinval, grandes dépenses et pris 22 poules (120 livres). « À Gascourt, François Ory, Jean Ory, Michel Néret l’Aîné, pris des volailles et du linge (60 livres chacun). « À Thimécourt, chez Charles Fouquet, Chrétien Pierre, Robert Fouquet, Nicolas Guillot, Nicolas Cernois, Philippe et Vincent Jollivet, Pierre Hardy, pris poules, linge et viande (60 livres chacun). « Rue des Viviers, chez Thomas Courtois, Pierre Herpin, Louis Domilier, Pierre et Adrien Leclerc, Charles Moreau, Nicolas Peton, maisons inhabitables. « Dans les hostelleries de la Bouteille, l’Échiquier, le Mouton, l’Épée, Saint-Nicolas, ˜ les officiers et soldats ont bu leur content ˜ (300 livres chacune). » Désordres et dépenses aux maisons : plus de 3 000 livres ; vols et dégâts : 15 000 livres. Neuf compagnies de chevau-légers ont causé pour plus de 3 000 livres de dépenses dans les hostelleries où elles ont pris de l’argent. Enfin, le procès-verbal se termine par l’évocation du passage du régiment d’infanterie de Grancey et de Bourlémont qui s’est déroulé sans aucun désordre. Cette fin d’année 1675 laisse à Luzarches moins de 100 hommes presque tous ruinés. Le 30 janvier 1678, la brigade de M. de Saint-Germain, de la compagnie de M. le Maréchal de Lorges, des Gardes du corps du roi, est à Luzarches ; en 1682, cette compagnie elle-même est à Luzarches, son porte-étendard, François de Racquy, écuyer, étant logé à l’hostellerie du Pot d’étain. En 1685, la brigade Lacaze, compagnie du maréchal de Lorges, remplace la brigade de Saint-Germain. Elle est remplaçée en 1686 par la brigade de Romery, de la compagnie du maréchal de Lorges. En 1696, la brigade de M. de Balivière arrive à Luzarches. Elle sera relevée par la brigade de la Motte, de la compagnie de Noailles, en 1697. Pour subvenir aux besoins des troupes de passage, la nourriture est fournie par les étapiers, boulangers, bouchers et marchands de fourrage. Le 7 novembre 1644, Louis Dumerge, boulanger, et François Famin, boucher à Luzarches, s’engagent envers Nicolas Boulet, écuyer, sieur de Siry, contrôleur ordinaire des guerres, à fournir l’un tout le pain, l’autre toute la viande, pour les troupes des gens de guerre de passage à Luzarches, pour une durée de quinze mois. Ces denrées sont payées au prix de 2 sols par ration de pain, bis et blanc, de 24 onces (0,735 kg) et, pour la viande, 2/3 de bœuf et 1/3 de mouton, 4 sols par livre (0.489 kg). Laversin s’engage à fournir l’avoine au prix de 10 livres 10 sols par setier (312 l) et le foin, à 17 livres les 100 bottes (500 kg). En 1699, Guy Charles Bernard de Gournay, entrepreneur des étapes à Luzarches et environs, fournit pain, vin, viande, beurre, foin et avoine aux deux bataillons du régiment du Roi et à l’état-major qui logent à Luzarches du 26 au 27 mars 1699. Il reste après fourniture à la troupe 520 rations de pain, 1 quartant et demi de vin et 90 livres de viande. Le major et l’aide-major exigent du commis de Bernard une gratification de 43 livres. N’ayant pas d’argent, le commis indique que Bernard possède deux chevaux à l’hostellerie de l’Épée royale. Les officiers commandent à leurs grenadiers d’enlever les deux chevaux, qui sont emmenés à l’hostellerie de l’Ange où logent les officiers. Au xviiie siècle, Luzarches continue d’assurer ses obligations. Louis XIV décède le 1er septembre 1715. Louis XV, âgé de 5 ans, lui succède. Le Grand Siècle prend fin après douze années de guerre. La Régence ouvre une période de paix relative durant laquelle idées et techniques nouvelles se développent. La guerre de Sept Ans débute en 1756 et se termine en 1763 par la défaite de la France. Louis XV meurt en 1774. Louis XVI lui succède. Depuis 1780, les difficultés intérieures – faim, taxes sans cesse plus importantes – conduisent le roi à réunir les États généraux le 1er mai 1789. La Révolution française [1] commence après une série d’événements marquants : serment du Jeu de paume du 20 juin, renvoi de Necker le 11 juillet, prise de la Bastille le 14 juillet et abolition des droits seigneuriaux dans la nuit du 3 au 4 août. Le règne de la Terreur s’instaure sous l’impulsion du Comité de salut public en 1793 et 1794. Des militaires stationnent en ville depuis le 22 septembre 1793. Cette situation entraîne l’envoi de deux commissaires auprès du ministre de la Guerre pour demander de ne plus loger de troupes pendant le séjour des stationnaires, en raison des coûts occasionnés par la nourriture des hommes et des chevaux, à la charge des habitants : ainsi, la paille devait être changée tous les deux jours à cause de l’humidité et 34 hommes de garde se relayaient toutes les 24 heures. La situation critique de la ville conduit la municipalité à demander à celle de Paris de laisser passer une pièce d’eau-de-vie et du savon achetés par deux marchands de Luzarches pour les troupes de passage. Le 4 frimaire an 2 (24 novembre 1793), la Commune demande le renvoi des troupes stationnaires et l’exemption du passage des troupes, les soldats ayant la gale et couchant dans les mêmes draps que les gens sains. Avant de reprendre le dossier du logement des troupes à Luzarches (dossier H – Troupes de passage – Logement de l‘an 8 à 1878 – archives municipales de Luzarches), rappelons que la France est régie par le Consulat décennal (novembre 1799-août 1802). Le Premier consul, Bonaparte, dicte la Constitution de l’an 8. Le texte maintient le suffrage universel pour les listes de notabilités, le partage du pouvoir entre les consuls et les trois assemblées législatives : Tribunat, Corps législatif et Sénat. L’initiative des lois revient toutefois au Premier consul, de même que la nomination aux postes de la République et la direction de la diplomatie. La réorganisation du territoire aboutit à la création des préfets et des sous-préfets, des lycées et des collèges. Le Concordat [2] , favorisé par le pape Pie VII (1800-1823), permet de négocier un traité réglant les rapports entre l’Église et l’État. Les cultes constitutionnel et décadaire disparaissent ; après avoir perdu de nombreux prêtres, exécutés ou morts en déportation [3] , le clergé procède à la réintégration des prêtres réfractaires. Le maire est Charles-Louis Boucher (1799-1816). Le règlement du 25 fructidor an 8 (17 septembre 1800), relatif au logement des troupes en marche, fait obligation aux communes de mettre des « logements de guerre » à la disposition des troupes. Il est précisé que « les dépositaires de caisses publiques ne peuvent être tenus de les fournir dans la maison qui renferment leurs caisses, ni les veuves et les filles dans la maison qu’elles habitent ».
Archives municipales Luzarches dossier H
(cliché jmrb_2008)
« Les maires doivent déterminer la répartition du logement, de manière que chacun y soit soumis à tour de rôle ; mais doivent veiller à ce que chacun ne puisse se soustraire à cette charge publique ; et si un particulier se permettait de refuser le logement à des militaires envoyés chez lui par l’autorité municipale, celle-ci ne devrait pas hésiter à les placer à l’auberge aux frais du refusant ». En août 1802, Bonaparte obtient le consulat à vie, plébiscité à la suite de la paix d’Amiens avec l’Angleterre, en mars 1802. Par un sénatus-consulte du 4 août 1802, la Constitution de l’an 8 est modifiée et devient celle de l’an 10. De 1804 à 1810, Napoléon, sacré empereur le 2 décembre 1804, gouverne de façon personnelle et autoritaire. L’état de guerre permanent rend alors légitime la dictature imposée au pays. Le 17 prairial an 13 (6 juin 1805), le maire de Luzarches informe le sous-préfet de Pontoise des difficultés rencontrées au moment de loger le 3e bataillon du 4e régiment d’infanterie légère et un détachement de conscrits. Le logement simultané de deux corps de troupes pouvant survenir, la ville de Chaumontel doit accueillir un détachement ou une compagnie. Or, le 16 prairial, le cas s’est présenté et a causé le trouble chez « les conscrits qui ne se trouvaient pas logés commodément ». Napoléon se trouve en état de guerre quasi continuel contre l’Europe. Il triomphe des coalitions partielles mais doit, en 1813, affronter une coalition générale. La Grande Armée est, pour l’Empereur, un instrument remarquable. Depuis la loi de 1798, tous les Français âgés de 20 à 25 ans sont obligés d’accomplir leur service militaire. Toutefois échappent à cette obligation les soutiens de famille, les ecclésiastiques et les hommes mariés ayant contracté avant l’appel de leur classe. Un tirage au sort détermine, en outre, les partants (mauvais numéros) et les exemptés (bons numéros). Les partants ont la possibilité de fournir un remplaçant (loi de mai 1802).
Les besoins pour les campagnes allant en augmentant, la totalité de la classe 1814 est appelée. Sous l’Empire, la conscription concernera 2 400 000 hommes. Outre les conscrits, l’armée comprend les engagés volontaires – des soldats ayant terminé leur service obligatoire ou se louant comme remplaçants. Elle compte aussi des régiments étrangers et des contingents fournis par les États vassaux. Les cadres sortent des écoles militaires créées sous
l’Empire : l’École polytechnique, militarisée en
1804 pour fournir les cadres de l’artillerie et du génie, et
l’École spéciale militaire, créée en 1803 à Fontainebleau,
puis transférée à Saint-Cyr en 1808 – école destinée à
fournir les cadres de l’infanterie et de la cavalerie. Avec les troupes de ligne composées de compagnies de fusiliers, de voltigeurs et de grenadiers, apparaît l’infanterie légère. La cavalerie se compose de la grosse cavalerie des cuirassiers et carabiniers, destinée aux charges de choc, des dragons, pour le combat à pied comme à cheval, de la cavalerie légère des chasseurs et des hussards, destinés au service d’exploration. L’artillerie se renforce de canons à raison de quatre pièces pour 1 000 hommes. Cette arme avait été supprimée en 1796. La Garde impériale, troupe d’élite, se compose de toutes les armes, y compris de marins. Forte à ses débuts de 10 000 hommes, la Garde impériale compte, aux côtés de la Vieille Garde – les vétérans –, la Jeune Garde où sont versés les conscrits. Au total, la Garde impériale dispose d’un effectif de 80 000 hommes. Le gouvernement de la France change à nouveau le 6 avril 1814, avec l’arrivée du roi Louis XVIII. C’est la première Restauration. Le roi reste sur le trône jusqu’au 19 mars 1815, veille du jour du retour de Napoléon à Paris. L’abdication de Napoléon, le 22 juin 1815, favorise le retour de Louis XVIII, le 8 juillet 1815. La France sort du régime impérial avec l’exil de Napoléon à Sainte-Hélène. Le second traité de Paris met fin à la guerre contre la coalition des Anglais, Prussiens, Russes et Autrichiens. La France est lourdement sanctionnée : elle doit payer 700 millions de F et perd quelques territoires, dont Annecy et la Savoie, ainsi que des forteresses du Nord, destinées à faciliter une invasion éventuelle. Le 9 août 1815, le maire de Luzarches s’adresse au sous-préfet en lui exposant les difficultés de la commune et du canton qui se trouvent néanmoins dans l’obligation de loger les troupes, notamment le 12 août. En réponse, le sous-préfet reconnaît qu’« un passage considérable de troupes prussiennes doit avoir lieu par cette commune et (que) l’état d’épuisement dans lequel se trouve le canton entier ne lui permet pas de recevoir plusieurs milliers d’hommes ». « Je vous prie donc, Monsieur, de faire tout ce qu’il vous sera humainement possible de faire pour que les militaires reçoivent ce qui leur sera nécessaire ». Le 22 septembre 1815, un arrêté, approuvé le 29 septembre
suivant par le ministre de l’Intérieur, prévoit une nouvelle
réglementation pour le logement des troupes, « vu les plaintes
portées de divers lieux du département desquelles il
résulte : Les déboires, les exactions diverses, les destructions de biens et atteintes aux personnes résultant des soldats de passage, de même que les coûts et surcoûts entraînés par les dépenses d’étape supportées par la ville rendent compréhensibles les réactions des habitants et de la municipalité. Les plaintes sont nombreuses. Luzarches dispose de la possibilité légale d’envoyer des troupes dans les villes voisines désignées, en cas d’arrivée d’un nombre trop important d’hommes et de chevaux, ce qui empêcherait de les loger commodément sur place. Or les échanges de notes et de lettres entre les municipalités voisines alimentent les polémiques, les maires des municipalités incriminées estimant recevoir suffisamment de soldats et de chevaux. C’est pourquoi des mesures réglementaires contraignantes doivent être prises pour régir les conditions de logement des militaires.
Logements militaires
Plaintes et installation d’une
Commission pour la répartition des logements
Archives municipales Luzarches dossier H
(cliché jmrb_2008)
Lorsque le second traité de Paris est signé le 20 novembre 1815, la plus grande partie du royaume, soit une soixantaine de départements, est occupée par près de 1 200 000 soldats étrangers. (à suivre)
Jean-Michel Rat et Renée Baure-Rat (†)
[1]
Voir la biographie sur François-Augustin Oudaille
(1758-1798), curé de Luzarches (1787-1797) : De Luzarches à
Approuague, le voyage sans retour, parJean-Michel Rat &
Renée Baure-Rat (†) [à paraître].
[2]
Le Concordat (15 juillet 1801) déclare le catholicisme
religion de la grande majorité des Français ; affirme la
liberté de tous les cultes ; met les églises à la disposition
des prêtres ; reconnaît la désignation des curés et
desservants par les évêques ; engage le gouvernement à assurer
un traitement convenable aux évêques et aux curés. En contrepartie,
le pape reconnaît le caractère irrévocable de la vente des biens de
l’Église et conserve son entière autorité sur le clergé
régulier. Au lendemain de la tourmente révolutionnaire,
l’Église bénéficie d’une situation matérielle et morale
privilégiée. Une direction des cultes est établie.
[3]
Voir note 1.
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