Recherche avancée
Recherche
Libre
Mot-clé
Accueil > Menu principal > Découvrir Luzarches > Luzarches d'antan

Luzarches, ville d'étape militaire (2/4)


De 1815 à 1830, s’ouvre sur une seconde Restauration avec les règnes de Louis XVIII (1815-1824) et de Charles X (1824-1830).

Un passage de deux bataillons de Grenadiers de la Garde royale comptant 1145 hommes y compris l’état-major se rendant à Lille, le 22 juin 1816, conduit le maire de Luzarches, Gogot-Bussy (1816-1826), à informer le sous-préfet que la ville ne peut recevoir un si grand nombre d’hommes. En réponse à son courrier du 18 juin 1816, le sous-préfet autorise le maire « à en répartir une partie dans les communes voisines soit qu’elles appartiennent à votre canton ou à celui d’Ecouen ». Cette autorisation est valable pour le passage du 22 juin mais s’applique également à ceux qui pourraient avoir lieu après cette date. Le sous-préfet ajoute « Je vous recommande bien particulièrement de faite en sorte que les détachements ne soient pas trop éloignés du centre afin d’éviter aux hommes une trop longue marche le jour du départ ».

L’armée est réorganisée, après l’abolition de la conscription. Le ministre de la guerre, le maréchal Gouvion-Saint-Cyr, fait voter, en mars 1818, une loi permettant de lever chaque année, en plus des engagés, 40 000 hommes, par tirage au sort, devaient servir six années, en temps de paix, auxquelles s’ajoutaient six années, en temps de guerre. L’armée pouvait alors disposer de 250 000 hommes. Les officiers se recrutent par concours d’entrée dans les écoles militaires ou par ancienneté parmi les sous-officiers.

Le 27 avril 1820, le garde-magasin des fourrages du département de Seine-et-Oise – Direction générale des subsistances militaires, demande au maire de Luzarches de fournir foin et paille aux Hussards de passage dans la ville, comme cela avait été fait pour les Chasseurs du Cantal, passés plus tôt.

À partir de 1822, il est possible de suivre les mouvements de troupes à Luzarches, ceux-ci donnant lieu à un avis adressé au maire afin que les ordres nécessaires soient donnés « pour assurer à ces troupes le logement, les subsistances et, le cas échéant le chauffage et les moyens de transport.

Le 27 avril 1822, la première division militaire de Versailles annonce l’arrivée d’un détachement du régiment des chasseurs à cheval de la garde royale. Quinze hommes et leurs chevaux doivent séjourner dans la commune « et y rester jusqu’à nouvel ordre ».

 

 

 

(Archives municipales Luzarches – dossier H – cliché jmrb_2008)

 

 

 

Le 13 et 14 février 1823, un régiment de Dragons de la Manche loge à Luzarches, Mareil, Villiers-le-Sec et Mesnil-Aubry. Pain, fourrage et moyens de transport doivent être « fournis avec exactitude par le préposé de ce service ».

Le 15 avril 1823, le maire de Luzarches s’adresse au sous-préfet pour s’expliquer sur un différend survenu lors de l’étape de ce régiment :

« Luzarches ce 15 avril 1823.

Monsieur le sous-préfet

Sans examiner s’il n’y a pas de la part de notre voisin le maire de la Morlaye, mauvaise grâce à s’être plaint de nous avoir aidés à donner gîte, les 13 et 14 février dernier, au régiment des Dragons de la Manche, parti de Maubeuge pour se rendre à Bayonne, je vais me borner, en répondant à la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, à vous démontrer qu’il a été entièrement inexact de dire que le maire de Luzarches ait fait rester à la Morlaye un escadron de ce régiment destiné pour Luzarches.
Sur l’avis que me transmit, le 4 février dernier, M. le sous intendant militaire, que le régiment entier des Dragons de la Manche, fort de 386 chevaux, devait loger et séjourner à Luzarches, je me hâtai de faire connaître à M. de Launay que, d’après le recensement rigoureux des écuries de Luzarches, cette commune ne pouvait loger que 140 chevaux, lui proposant une répartition du surplus entre les communes les plus voisines de la grande route ; j’ajoutai que la troupe devait traverser la Morlaye, commune à une lieue en avant de Luzarches, sur la grande route, où il y avait beaucoup d’auberges et conséquemment d’écuries, et que si l’on croyait possible, quoique cette commune ne fut point du département, d’y laisser en passant 100 chevaux, un tel arrangement commode à la troupe, faciliterait beaucoup l’opération.
Sur ces observations, sont intervenus de la sous intendance militaire, de nouveaux ordres de répartition où Luzarches était employé pour cent quarante chevaux, Lamorlaye Oise (ainsi indiqué) dans l’ordre, pour cent chevaux, et les autres communes du canton de Luzarches voisines de la Grande Route pour un contingent déterminé.
Le logement du régiment s’est effectué en conformité de ces ordres. L’escadron destiné pour Lamorlaye y est resté comme étant en avant de la route ; et Luzarches, comme les autres communes du canton, ont reçu chacune le contingent qui leur était assigné.

L’année 1824 est marquée par des différends entre les villes d’étape. Un échange de courriers entre ces villes, la sous intendance militaire et la préfecture de Pontoise nous renseigne sur les ressources offertes par les communes chargées de loger les hommes de troupes et leurs chevaux.

L’état de situation dressé le 20 mars 1824 par le maire de Luzarches   indique le nombre d’hommes pouvant être logés, le nombre de chevaux pouvant être acceptés et le nombre d’écuries mises à disposition :

 

Communes               Hommes                    Chevaux            Écuries             Observations
Luzarches                  450                          160                           22 
Mesnil-Aubry              120                           120                          12 
Champlâtreux               40                             28                           6         10 chevaux au château, 6 à Trianon et 8 dans deux auberges
Chaumontel                  70                             30                         10 
Mareil                          40                             40                           6 
Villers-le-Sec                30                             30                           8 
Lamorlaye                     75                           150                           10     Écuries vastes et dépendant d’auberges

La lettre précise que «  en cas de forts passages de troupes à pied, Seugy et Viarmes peuvent loger [] 70 hommes et 200 hommes », respectivement, sachant qu’il est « difficile d’y envoyer de la cavalerie, attendu que dans ces deux communes, il n’existe que de petites écuries occupées par les chevaux des cultivateurs, point d’auberges et une seule ferme ».

En réponse, par lettre du 17 mai 1824, le sous-préfet de Pontoise émet des remarques, suite à une réclamation du maire de Lamorlaye au sous-préfet : « le contingent en hommes et en chevaux proposé pour cette commune lui paraît trop élevé, surtout quant aux chevaux comparativement à la commune de Mesnil-Aubry, dont la population est d’un tiers plus élevée que celle de Lamorlaye ». Ils s’étonnent que le Mesnil-Aubry où il existe de fortes auberges, de grandes écuries et de grosses fermes, ne soit cotée que pour 120 chevaux, tandis que Lamorlaye devrait en recevoir 150, bien qu’il n’existe sur la route que quatre petites auberges dans les écuries desquelles, en y comprenant une douzaine de petites écuries dans le village, on ne pourrait au plus loger que 80 chevaux ». Cet état de fait existe depuis les invasions et s’est trouvé justifié par « un état de bon voisinage ».

Le 18 septembre 1824, le maire de Luzarches est informé que Lamorlaye ne pourra recevoir que 80 hommes et 80 chevaux au maximum, « et seulement dans le cas d’une nécessité absolue et bien constatée ».

Le 24 février 1827, Luzarches avise le maire de Lamorlaye de l’arrivée de « 80 hommes & 80 chevaux faisant partie de deux escadrons des Dragons de la Garde royale venant de Paris », en précisant « de faire préparer le logement à cette troupe, les vivres & fourrage seront fournis à Luzarches ».

Le 22 mars 1829 un nouvel état pour le logement militaire concernant les chevaux, est établi :

Luzarches 150
Chaumontel 30
Lamorlaye 70
Mesnil-Aubry 100
Mareil 40
Villiers-le-Sec 40
Champlâtreux 20
Belloy 54
Viarmes 80
Total 584

En 1834, sous la mandature du maire, Pierre Hippolyte Méda (1834-1844), un nouveau règlement sur le logement militaire est arrêté. Il prévoit qu’un « bureau militaire « Pour éviter les abus et toute fraude qui pourraient se commettre dans la délivrance des billets de logement, tout militaire voyageant isolément ou en détachement, sera tenu lorsqu’il se présentera à la mairie pour réclamer son logement de remettre sa feuille de route à l’employé du bureau qui vérifiera si le logement est dû ».

En 1836, Lamorlaye réitère ses réclamations au sujet du logement des hommes de troupes et de leurs chevaux. Le maire fait savoir qu’à la suite «  de la démolition d’une écurie, la commune ne peut plus loger que 60 à 62 chevaux ».

Le 5 août 1840, le sous-préfet de Pontoise demande au maire de Luzarches « le chiffre de la population des gîtes actuels, et le nombre d’hommes et de chevaux qui peuvent y être logés ».

Communes            Hommes           Chevaux
Luzarches           486 - 500                      70
Chaumontel         100 - 110                      30
Seugy                 100 – 110                     30
Viarmes               280 – 300                     50
Épinay-Champlâtreux 20 – 25                     25
Mareil                    40 – 60                      40
Villiers-le-Sec         40 – 50                       40
Mesnil-Aubry          150 – 160                  100
Lamorlaye                 75 - 80                    80
Total                 1285 - 1395                   435

En 1840, la commune de Luzarches compte 1378 habitants, en comprenant les hameaux et habitations éloignées. La ville elle-même abrite 1100 habitants dont une partie ne peut loger en raison de leur état d’indigence, ce qui réduit les possibilités de logement des militaires. En outre, le maire précise que la destruction d’auberges de la ville a fait disparaître les écuries en dépendant. C’est pourquoi le nombre de chevaux pouvant être reçus passe de 150 en 1829 à 70 en 1840.

Le 29 juillet 1841, le sous-préfet informe le maire de Luzarches, Jean-Louis Riboux (1844-1858), que la ville peut recevoir 87 chevaux et non 70 et que Lamorlaye peut en accueillir 56 et non 80, comme indiqué en 1840.

Les 10 et 11 octobre 1841, deux bataillons du 22e régiment d’infanterie légère passent à Luzarches. La présence des 1392 hommes, non compris les officiers nécessite la confection du pain pour leur nourriture et la mise à disposition des logements. Le maire de Luzarches est avisé de ce passage le 6 octobre 1840.

À partir de 1844, le dossier d’archives H Troupes de passage contient des formulaires « Mouvements de troupes – Itinéraire qu’ils doivent suivre », informant les villes étape du passage des troupes.

(Archives municipales Luzarches – dossier H – cliché jmrb_2008)

Le 14 mai 1844, un détachement du 40e  de ligne – compagnie d’élite et musique – passe à Luzarches : il compte 3 officiers, 82 grenadiers et 43 musiciens.

En 1847, Luzarches établit un état nominatif des habitants ayant droit au paiement de l’indemnité pour logement qu’ils ont à fournir aux troupes d’escorte du roi.

(Archives municipales Luzarches – dossier H – cliché jmrb_2008)

Le 18 août 1847, le maire de Lamorlaye se plaint à nouveau au sujet du nombre d’hommes et de chevaux que la ville est susceptible d’accueillir.

Le 20 août 1847, le sous-préfet informe le maire de Luzarches que «  l’État-major et 4 escadrons du 3e Lanciers venant de St-Mihiel et se rendant à Compiègne traversera l’arrondissement [].
Cette troupe composée de 35 officiers, 516 sous-officiers et soldats et  de 499 chevaux, logera à Luzarches :
L’État-major et 2 escadrons, les 22 et 23 août 1847 ;
Les 2 autres escadrons, le 24 août ».

(Archives municipales Luzarches – dossier H – cliché jmrb_2008)

Le 3e régiment de Lanciers est logé à Luzarches, à Champlâtreux, au Mesnil-Aubry et à Lamorlaye.
À Luzarches, l’hébergement est assuré par l’hôtellerie « Aux 4 Fils Aymond ».

À une période de stabilité de 1836 à 1848, sous le ministère du comte Molé et Guizot, succède la Révolution de février 1848 qui se termine par l’abdication du roi Louis-Philippe, le 24 février 1848.

Charles Louis Napoléon Bonaparte, neveu et filleul de Napoléon 1er, est de retour en France, après s’être réfugié en Angleterre à la suite de son évasion de la forteresse de Ham en Picardie, le 25 mai 1846. Il devra y retourner pour n’en revenir qu’après les élections d’avril 1848. Il est élu à l’Assemblée et s’installe à Paris le 24 septembre 1848.

Le nouveau gouvernement élu par l’assemblée n’est pas favorable aux mesures sociales imposées au lendemain de la révolution de février 1848. D’autres motifs de mécontentement conduisent le pays à connaître une émeute populaire le 15 mai 1848, réprimée la Garde nationale, réunie par Lamartine et Ledru-Rollin, membres de la Commission exécutive élue le 10 mai pour succéder au gouvernement provisoire de février. Les manifestants installés à l’Hôtel de Ville,  en sont expulsés par la troupe.
À ce mouvement succède la révolte des 23, 24, 24,25 et 26 juin 1848 violemment combattue par la troupe, sous l’autorité du général Cavaignac (1802-1857), fils du révolutionnaire Jean-Baptiste Cavaignac.
 
Le 4 novembre 1848, l’assemblée fait adopter une nouvelle constitution. C’est le début de la IIe République. Les élections présidentielles des 10 et 11 décembre 1848 sont favorables à Louis Bonaparte qui est élu, président de la IIe République, le 20 décembre 1848.

Le 26 mars 1849,  le maire est avisé du passage du 3e bataillon du 37e de Ligne venant de Doullens et se rendant à Paris. La troupe est composée de 18 officiers, de 545 sous-officiers et soldats. Le logement est prévu le 26 mars. Seugy et Chaumontel reçoivent pour leur part une compagnie.

(Archives municipales Luzarches – dossier H – cliché jmrb_2008)

L’élection à l’assemblée législative du 13 mai 1849 révèle deux tendances : le parti de l’ordre regroupant les légitimistes (partisans monarchistes de la branche aînée des Bourbons), les orléanistes (partisans monarchistes du retour au pouvoir de la branche des Bourbons descendant de Louis Philippe 1er), les bonapartistes, d’une part, et les républicains (démocrates-socialistes), d’autre part.
La répression des manifestations et l’élimination de l’opposition démocratique créent des troubles dont l’état de siège à Paris en est l’aboutissement.
Louis Napoléon mène une politique personnelle assuré du soutien des populations de province et de l’obéissance de l’armée. Il multiplie les revues militaires au cours desquelles les soldats montrent leur fidélité à la famille Bonaparte.

Le 11 septembre 1849, le 1er bataillon du 5e Léger loge à Luzarches. Il est composé d’un lieutenant- colonel, d’un chef de bataillon, d’un adjudant-major, de quatre capitaines, de trois lieutenants et sous- lieutenants, d’un adjudant sous-officier, d’un caporal-tambour, d’un sergent-major, de vingt-six fourriers et sergents et de quatre cent quarante quatre soldats.

Le 26 octobre 1849, le 16e bataillon du 7e d’Artillerie venant d’Amiens – trois officiers et 133 sous-officiers et soldats – fait halte à Luzarches.

Le 24 mars 1850, 21 sous-officiers et soldats du 7e d’Artillerie, 15 sous-officiers et soldats du 12e de ligne et 18 sous-officiers et soldats du 10e Chasseurs se rendant à Saint-Denis logent à Luzarches. 

En avril 1850, les socialistes sortent victorieux des élections législatives partielles mais une nouvelle loi électorale réduit le droit de vote du prolétariat.

Le 15 juillet 1850, l’avis de passage du détachement du 6e Légers fort de 3 officiers et de 132 sous-officiers et soldats, le 18 juillet 1850, précise que « cet avis est donné pour le logement seulement. Les troupes achèteront leur pain chez les boulangers de la ville ». En fait, le détachement est composé de 2 officiers et de 120 hommes. Partie d’Amiens le 16 juillet, il est à Luzarches le 18 et rejoint Paris le jour même.

Le 5 août 1850, venu de Paris et se dirigeant sur Pont-Saint-Maxence, un détachement du 5e Hussards comprenant 16 hommes et 30 chevaux, loge à Luzarches. L’avis mentionne que 6 chevaux seront chez Fournier, chez Roquin, 6, chez Budin, 9, et les 9 autres chez Scudeler. Le fourrage est fourni par la ville.

Le 17 août 1850, un détachement du 37e Légers comptant 188 hommes, se dirige vers Paris. Luzarches pourvoit au logement de la troupe.
Le lendemain et le surlendemain, c’est respectivement un détachement du 18e Légers, 140 hommes, et un détachement du 69e de Lignes, 168 hommes, qui se présentent à Luzarches, venant de Clermont et se dirigeant vers Paris.

Au cours de cette seule année 1850, Luzarches aura assuré la prise en charge de 688 hommes de troupes.

Le 20 juin 1851, le 44e de Ligne, 344 hommes, loge à Luzarches. Le sous-intendant militaire demande au maire de Luzarches « de vouloir bien remettre l’avis ci-joint à Monsieur Grévin, boulanger, adjudicataire de la fourniture du pain au troupes », afin de le mettre en mesure d’assurer le ravitaillement des soldats. En marge, l’avis mentionne qu’ «il n’a été fourni et livré à ce détachement que la quantité de 165 rations de pain. Il en reste chez le boulanger 152 à vendre ».

La nuit du 3 au 4 septembre 1851, un détachement du 10e Cuirassiers comprenant 10 hommes fait halte dans la ville.

Le 1er novembre 1851, un détachement du 37e de Ligne, 2 officiers, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour et 200 hommes, se rendant à Paris, loge en ville. M. Grévin doit préparer le pain.

La République est renversée par un coup d’état, dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851. Louis Napoléon Bonaparte, instigateur de l’opération, dissout par décret l’assemblée législative, rétablit le suffrage universel et décrète l’Etat de siège. Des députés et des généraux sont arrêtés.
Une répression sanglante s’exerce contre les ouvriers insurgés.
Les barricades élevées sur les Grands boulevards parisiens sont renversées par l’armée.
La province résiste mais la répression suivie de déportations au bagne à Cayenne ou en Algérie frappe les opposants au régime.
Le prince-président réclame un référendum pour approuver le coup de force. Organisé les 21 et 22 décembre 1851, il est favorable à Louis Napoléon qui obtient les pleins pouvoirs pour faire adopter une nouvelle constitution.

Le 24 décembre 1851, un détachement du 33e de Ligne, 135 hommes, se rendant à Paris, loge en ville.

Entrée en vigueur en janvier 1852, la constitution étend le mandat présidentiel à 10 ans. Les pouvoirs législatif et exécutif sont du ressort exclusif du prince-président.

Les 12, 13 et 15 mars 1852, 542 officiers et soldats sont logés à Luzarches. Ils constituent les effectifs de six détachements d’infanterie se rendant à Paris.

Le 28 juillet 1852, un détachement d’Infanterie (sans mention de l’effectif) est annoncé.

Le 29 juillet 1852, Luzarches reçoit un détachement du 28e de Ligne, 5 officiers et 44 sous-officiers, un détachement du 6e bataillon de Chasseurs à pied, 3 officiers et 46 sous-officiers, et un autre détachement du 6e bataillon, 2 officiers et 20 sous-officiers et soldats. Il se rend à Paris.

Le 31 juillet, ces détachements repassent à Luzarches pour se rendre à Clermont.

Pour ces deux dates, il est annoncé également le passage de trois détachements d’infanterie.

Le 4 août 1852, Luzarches loge un « détachement du 10e de Cuirassiers passant au 2e Régiment de Chasseurs d’Afrique », fort de 10 hommes, parti d’Abbeville le 30 juillet, il se rend à Saint-Denis.
          (à suivre)

Jean-Michel Rat et Renée Baure-Rat (†)
jmrbrulis@orange.fr


 | 
 |