Au début de ce siècle, construction du château de Saint-Thaurin,
de style XVIIIè siècle.
La maison attenante à la Halle est détruite.
Deux piliers sont reconstruits. (La Halle est classée monument
historique en 1928).
En 1909, le conseil confirme
l’adoption de l’éclairage public.
En 1910, signature de la convention
pour la fourniture du gaz aux habitants.
En 1912, le nom de plusieurs rues
est modifié ; sont concernés : le boulevard de la Fraternité, la
rue de Chaumontel, la Place de la République, la rue de
l’Abbé Soret, le boulevard Robert de Luzarches...
En 1914, l’architecte Naudin
établit les plans pour la construction d’une école des
filles. (Projet repris en 1929).
Le début de la Guerre de 1914 est marqué par la mort de De
Saint-Genys, maréchal des logis, en reconnaissance, abattu par une
patrouille allemande. Luzarches marque le point d’arrêt des
troupes allemandes, le 3 septembre 1914.
Avec le concours des Dames Françaises et le dévouement de sa
Présidente, Mme Arnaud, un hôpital auxiliaire est aménagé à
Luzarches qui est transféré ensuite au château de Chauvigny. La
population est sollicitée pour le logement des troupes et souffre
de la pénurie de denrées alimentaires.
En janvier 1918, les combats
aériens reprennent au dessus de la ville. Le 12 avril, Georges
Clemenceau de retour du front, passe à Luzarches. Un nouvel hôpital
auxiliaire est ouvert à Champlâtreux.
La guerre achevée, le nouveau Conseil Municipal décide de
l’érection d’un monument aux morts à l’angle de
la rue de Meaux et de la rue de l’Église.
Marchés et foires reprennent. A partir de
1926, les lotissements commencent à surgir.
En 1938 : construction de
l’Ecole des Filles.
Le Conseil Municipal est suspendu le 24 janvier 1941 ; il est
institué une Délégation Spéciale.
La guerre de 39-45 marque
l’arrêt des réalisations de la commune qui est occupée par
les troupes allemandes.
La plus grande réalisation de l’après-guerre est la
construction des groupes scolaires, fruit du travail des
Municipalités successives (rue des Selliers : 1959-1986).
Les autres réalisations importantes sont : la construction
d’une station d’épuration, d’un Hôtel des Postes,
l’aménagement du Centre Ville, la restauration des lavoirs
anciens, la construction d’un complexe sportif, d’un
Golf, la transformation de l’ancien Hôpital-Hospice en Maison
de Cure pour personnes âgées, l’acquisition du Château de la
Motte, Siège actuel de la Maison du Tourisme et du
Musée
des grands peintres en Val d’Oise, la création d’une
Bibliothèque et son extension, d’une Maison des Associations,
d’une Halte-Garderie, d’une crèche et d’une salle
polyvalente.
Luzarches est aujourd’hui une ville dynamique qui offre à
ses résidents les avantages des progrès techniques tout en lui
conservant son caractère et la qualité de vie léguée par
l’Histoire. Elle peut toujours se réclamer de Charles
Brifaut (1781-1857) :
"Le paysage est si frais, la
colline si riante et le vallon si profond, tout y est si calme et
si paisible, qu’on se dit : le bonheur est là".
Au siècle dernier, plusieurs
Luzarchois d’origine ou d’adoption se sont intéressés à
l’histoire de cette charmante localité. Citons MM. Fagy,
(manuscrit, collection privée), Hahn (Essai sur l’Histoire de
Luzarches, 1864, et notices
archéologiques en collaboration avec Millescamps), l’Abbé
Lebeuf (Histoire du diocèse de
Paris, 1754-1755), le Chanoine Müller (Quelques mots sur
Luzarches,1895), Thézard (manuscrit, collection privée),
Payen (Monographie des
Instituteurs, manuscrit, 1899). Leurs recherches, la
coopération de nos concitoyens, l’aimable et précieuse
collaboration des services de documentation et d’archives et
Rémy Guadagnin (JPGF), ont permis la rédaction de l’ouvrage
Luzarches, Histoire d’une Ville en Pays de France par
Jean-Michel Rat et Renée Baure, édité par le SI en 1983, complété
par une série d’articles publiés dans la Revue
Municipale.
Textes élaborés par Renée Baure-Rat et
Jean-Michel Rat
jmrbhome@wanadoo.fr
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